27 juillet 2009

27 juillet - Aiguille de la Gandolière, Gandonéon

Bernard, que j'avais eu le plaisir d'emmener faire sa première grande voie en montagne il y a deux ans, avec Le Vieux Piton, est de retour! J'ai pas réussi à le dégouter! ;)

Il nous a rejoint hier soir au refuge du Chatelleret, et on va à nouveau faire équipe ensemble pour aller grimper Gandonéon, sur l'Aiguille de la Gandolière. En deux ans, il a pris de la bouteille, et on va grimper en réversible.

Gandonéon, c'est la voie idéale pour ca, pas trop dure ni pour lui ni pour moi, mais assez longue (9 longueurs) et d'un niveau de difficulté homogène.

Après une approche sans problème, le pied de la voie nous réserve une petite surprise : un névé court mais bien durcit par le froid de la nuit. Bernard n'a pas de crampon et je dois donc tailler des marches sur toute la largeur du névé puis l'assurer du pied de la voie.

Je m'engage dans la première longueur, et au bout d'un moment me trouve face à un choix délicat : il ne me reste plus beaucoup de corde, mais je ne vois toujours pas le relais, qui est sans doute après un ressaut raide. Ne voulant pas me trouver coincé au milieu du ressaut, je bricole un relais au premier endroit acceptable et fait monter Bernard.

Bernard dans la première longueur :



C'est donc lui qui termine la première longueur. Je suppose que le névé est plus bas que lors de l'ouverture de la voie, et que la première longueur s'en trouve alongée d'autant...

La longueur suivante ne pose pas de problème particulier, puis Bernard part dans un mur raide et impressionnant. C'est seulement une fois engagé dans le mur qu'on distingue sa faiblesse : une sorte de grosse écaille/cheminée qui permet ingénieusement de franchir les difficultés.

Bernard dans la troisième longueur


Les copains, dans le Pilier Candau, à notre gauche


Plus haut, la huitième longueur me réserve une belle traversée en dalle :



Enfin, la dernière longueur comporte un passage vertical et délicat. Bernard s'en tire bien et arrive en haut fatigué mais heureux.

Bernard au début de la dernière longueur


La photo de sommet, devant la Meije


Le paysage



On n'est pas au bout de nos peines : la corde se bloque dans le premier rappel, et je dois regrimper l'essentiel de la dernière longueur pour aller la récuperer. Le reste de la descente se passe sans incident.

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