Pour le retour, Cindy décide de voyager léger et fait rapporter son sac par hélicoptère. Les 28 km lui paraissent bien plus courts qu’à l’aller, surtout que le soleil est de sortie et qu’on agrémente la randonnée d’une activité « chasse aux champignons » qui nous permet de récolter deux bons kilos de bolets. On arrive au stationnement affamés; on s’assoit dans la poussière et on dévore tout ce qu’il y a de comestible dans les voiture. Comme des bêtes!
Le soir, sérieuse séance de réhydratation au Grizzly Paw.
Enseignements de la portion Assiniboine
Je suis bien content d’avoir vu de près cette montagne magnifique, d‘avoir pu l’admirer à loisir, et d’avoir pu fouler son rocher - même s’ils est pourri.
Aujourd’hui encore, je ne suis pas sûr de ce qu’il aurait fallu faire différemment pour se rendre jusqu’en haut; ça me tracasse plus que le fait de ne pas y être allé.
- Sur le plan technique
- Un peu plus d’expérience alpine aurait été nécessaire pour que tout le monde ait l’équipement adéquat (gants chaud + une paire de rechange, chaussures et crampons adaptés à la progression en terrain mixte), et l’habitude de ce type de progression.
- Faire un inventaire complet du matériel individuel avant de partir, pour s’assurer que chacun a un équipement complet et adéquat?
- Au niveau leadership, si j’avais été dans le groupe de tête pour forcer le bref passage délicat en haut, est-ce que ça aurait fait une différence?
- Sur le plan mental, j’ai plus de mal :
- Forcer Cindy à se réchauffer, en lui passant ma doudoune et mes gants le temps nécessaire? Je crois pourtant que si on n’avait pas buté sur Fred + Jas elle aurait tenu le coup jusqu’en haut.
- Prendre un luxe de précautions pour que Cindy ne se sente jamais exposée? Elle n’aimerait pas beaucoup ça...
- Concernant Fred + Jas : ça reste un peu un mystère pour moi.
01 septembre 2007
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