Un peu de recherche sur internet nous a permis de recueillir de l'information éparse (incluant une polémique au sujet des scellement des premières longueurs); suffisamment pour y aller.
On a bien sûr un peu de difficulté pour trouver le stationnement, puis pour faire l'approche, mais après un peu de randonnée dans les arbustes, on arrive au pied de la paroi, les mollets écorchés par la végétation. C'est raide et intimidant.
Les trois premières longueurs sont d'un niveau raisonnable, la quatrième est une promenade sur le "jardin" - le grosse vire couverte de végétation qui barre cette portion de la paroi. Encore une longueur facile, puis on y est. LA longueur clé de la voie, un dièdre/cheminée/fissure large (off-width) bien bien raide, lisse sur un coté. Comme Nic grimpe plus fort que moi, c'est à lui que reviens l'honneur d'y aller. La protection est bonne, mais les mouvements sont physiques et la progression laborieuse, mais il passe. Je suis péniblement.
Dans la dernière longueur, plus facile, je m'engage dans un dièdre, sous un petit bloc surplombant. C'est pas très impressionnant, mais le pied droit est sur un mur un peu lisse. Je le charge bien pour ne pas glisser et... je me retrouve un mètre plus bas, ma chute heureusement arrêtée par un buisson épineux. Grosse blessure à l'amour -propre.
Belle voie, mais je n'ai pas beaucoup le rocher - plus lisse, moins adhérent que celui des calanques - ni les buissons épineux...
Vue d'ensemble de la paroi - on distingue le "jardin" bien à droite (cliquer pour agrandir) :

La vue depuis la paroi :

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