Vue d'ensemble :

Vue de l'arête sommitale (principale difficulté) :

Itinéraire:

Seulement voilà... En comparant le Condoriri tel qu'on le voit aujourd'hui avec les photos des topos, on constate qu'il manque de neige cette année. En parlant avec Gustavo, on apprend qu'il y a eu un accident il y a trois semaines, que personne n'y est allé depuis, que la roche est pourrie, et que la neige est posée sur des gradins instables. Pas très inspirant.
On décide donc "d'aller y voir", de se rendre au pied et d'aviser, avec plusieurs options possibles : gravir le Condoriri si ça semble à notre niveau, gravir la montagne juste à gauche si l'arête de rocher est invitante, ou bien un petit dôme de neige à droite s'il est en condition, ou encore effectuer une retraite prudente. De toute façon, la base du Condoriri est à 5,300 m environ ce qui poursuivra notre acclimatation.
Donc lever à 4h, départ à 5h, lesté du petit-déjeuner "Gustavo" et du lunch assorti.
On suit d'abord le chemin du Pico Austria, puis on bifurque à droite pour remonter une moraine énorme et raide qui nous amène à un horrible pierrier. Il est raide, et constitué de petites pierres prises dans de la poussière de roche, elle-même collée par le gel matinal. D'environ 200m de dénivelé, il va nous demander bien des efforts et générer pas mal de frustration. Seule consolation : on débusque un magnifique chamois qui part en courant dans la pente, comme si elle était facile à négocier...
Dans le pierrier...

En haut du pierrier, un petit collu nous amène à une plateforme de bivouac et au glacier.

On remonte le glacier. Aujourd'hui, c'est Vincent qui mène la marche. Le début du glacier nous donne une drôle d'impression : on ne sait pas trop ce qui se cache sous la glace sur laquelle on marche. Neige compactée? Glace solide? Rien??? Heureusement, le froid est vif et tout tient bien.
Plus loin, le glacier est très ouvert, certaines crevasses récentes : on voit encore la trace de nos prédécesseurs aboutir à... rien... un grand vide ouvert depuis leur passage par les mouvements du glacier...



Pendant l'ascension, la vue est magnifique :



Arrivés au pied de la proue du Condoriri, on s'arrête pour évaluer nos options.
- La montagne de gauche est en rocher pourri, peu invitant.
- Le dôme de neige, quoique faisable, est protégé par les énormes crevasses du glacier.
- Le Condoriri lui-même semble à notre portée. On décide de tenter l'ascension, quitte à redescendre si c'est plus compliqué que ça en a l'air.
Une immense crevasse nous oblige à un long détour. Au fur et à mesure de notre progression, la neige, transformée par le soleil, devient de plus en plus pourrie.
Comme il nous reste tout le glacier à redescendre, et que l'ascension prendrait encore au moins deux heures, pendant lesquelles la neige va se détériorer, on décide à 10h30 de faire demi-tour avant que le glacier ne présente un risque ingérable. Il aurait fallu partir 2 heures plus tôt pour pouvoir finir l'ascension et redescendre dans de bonnes conditions.
On prend quand même une photo souvenir. Ce jour-là, c'est "nada seguro", mais on est bien à l'aise avec notre décision.

On redescend le glacier à toute vitesse (c'est étonnant comme on peut descendre rapidement ce qu'on a mis des heures à gravir), puis on retrouve Gustavo qui nous prépare une bonne petite soupe. Miam, miam!



2 commentaires:
Salut mon onlce Marcc !! Du Pérou on pouvait presque t'apercevoir. Je te souhaite de passer un voyage aussi passionnant que moi, c'était vraiment trippant. J'ai commencer ma saison de kayak avec l'école. Nous avons fait deux sorties sur le fleuve aux grands vents et cette semaine je pars pour 2 jours sur le Saguenay (Tadoussac) On va voir les baleines à environ 10 metres de nous, sa va etre vraiment spécial. Je te souhaite un super voyage, j'ai hâte de t'entendre le raconter. Un coucou de la famille Martel-Hamel en direct de Québec. Choeee
Salut Sarah-Maude! Merci pour le message (que je n'avais pas vu!)
Oui, faut qu'on se voit bientôt pour que tu me raconte le Pérou!
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